Arnaque à l'immigration au Cameroun : les 8 signes qui doivent vous alerter
Chaque semaine, quelqu'un nous écrit après avoir payé un « agent » qui a disparu. Les arnaques à l'immigration au Cameroun visent le Canada parce que le Canada fait rêver, et parce que la procédure est assez longue pour qu'on y perde ses repères. Elles ont pourtant des signes précis. Les voici, suivis de la façon de vérifier, et de ce qu'un cabinet honnête fait et ne fait pas.
1. On vous garantit le visa
Personne ne peut garantir un visa canadien. La décision appartient à un agent d'IRCC, et à lui seul. Un cabinet sérieux vous dit vos chances ; il ne vous promet pas le résultat.
2. On vous vend une offre d'emploi
Une « offre d'emploi » payante est le montage le plus répandu. Depuis mars 2025, une offre d'emploi ne rapporte plus aucun point dans Entrée Express, et une vraie offre ne se paie jamais : c'est l'employeur qui recrute, pas le candidat qui achète.
3. Un « agent d'IRCC » vous écrit sur WhatsApp ou Facebook
IRCC ne contacte personne par WhatsApp, ne recrute pas sur Facebook, et ne demande jamais d'argent par Mobile Money. Ses courriers arrivent dans votre compte en ligne ou par courriel officiel, en français ou en anglais.
4. Des « frais IRCC » à verser à un particulier
Les frais du gouvernement du Canada se paient uniquement en ligne, sur le portail d'IRCC, par carte bancaire, avec un reçu officiel. Un numéro Orange Money ou MTN pour « payer la biométrie » ou « débloquer le dossier » est une arnaque, toujours.
5. Une loterie, un quota, un programme secret
Il n'existe pas de loterie canadienne pour la résidence permanente, pas de quota réservé aux Camerounais, pas de programme accessible seulement par un intermédiaire. Tout ce qui existe est public, sur canada.ca.
6. Pas de contrat, pas de reçu, pas d'adresse
Un cabinet a un contrat écrit, des reçus, une adresse physique où l'on peut venir, un numéro d'identification fiscale. Refuser l'un de ces quatre, c'est refuser d'être retrouvé.
7. L'urgence
« Il reste deux places », « le programme ferme vendredi », « payez ce soir ». L'immigration au Canada se fait sur des mois. L'urgence est la signature de l'escroc.
8. On vous demande de mentir
Fausse expérience, faux diplôme, faux relevé bancaire. Au mieux, un refus ; au pire, cinq ans d'interdiction de territoire. Celui qui vous propose de falsifier vous fait porter le risque, et garde l'argent.
Comment vérifier en dix minutes
Cherchez le programme sur canada.ca : s'il n'y est pas, il n'existe pas. Sachez qui a le droit de vous représenter contre rémunération auprès d'IRCC : les consultants agréés par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté, les avocats canadiens et les notaires du Québec, tous vérifiables dans un registre public. Un cabinet local, comme le nôtre, prépare, vérifie, forme et suit ; vous restez le déposant de votre propre demande, et nous vous le disons dès le premier contact. Exigez un contrat, payez contre reçu, gardez toutes les conversations.
Ce qu'un cabinet honnête fait, et ne fait pas
Il vous dit non quand votre profil ne passe pas. Il affiche ses prix ou établit un devis écrit. Il vous fait passer un vrai test de langue plutôt que de vous vendre une « dispense ». Il ne touche jamais aux frais d'IRCC. Il répond à la question « comment savoir que vous n'êtes pas une arnaque » sans se vexer : /question/comment-savoir-que-vous-n-etes-pas-une-arnaque
Si vous avez déjà payé
Arrêtez tout paiement. Gardez les preuves : captures d'écran, reçus Mobile Money, numéros. Déposez plainte. Signalez la fraude à IRCC, qui tient une page dédiée. Et faites évaluer votre vrai profil, gratuitement : /evaluation.html