Combien coûte votre demande : se servir du calculateur de budget
« Combien ça coûte, au total ? » C’est la question qu’on pose en premier, au téléphone, avant même de savoir si on est admissible. La réponse honnête tient en deux blocs qui ne se paient ni au même moment ni au même endroit : ce qui part à IRCC en dollars canadiens, et ce qui se règle ici, en francs.
Le calculateur du site fait ce partage à votre place. Il est gratuit, il ne demande aucun compte, et il tient sur un écran de téléphone : /check-list.html#couts
Quatre chiffres à renseigner, pas un de plus
Le premier encadré demande votre situation. Combien d’adultes dans la demande — vous seul, ou vous et votre conjoint. Puis combien d’enfants à charge, rangés en trois tranches : 15 ans et plus, 11 à 14 ans, 0 à 10 ans.
Pourquoi l’âge ? Pour deux raisons précises, et la page les donne. La visite médicale change de tarif par tranche. Et la biométrie est gratuite pour un enfant de 13 ans ou moins. Un couple avec un bébé et un adolescent ne paie donc pas la même chose qu’un couple avec deux adolescents.
Ce que le total additionne vraiment
Deuxième encadré : le cours du jour. Le site relève lui-même la valeur du dollar canadien en francs. Si votre banque vous annonce un autre chiffre, remplacez-le par le vôtre — le total se refait aussitôt.
Troisième encadré, les frais d’IRCC, en dollars. On les lit ligne par ligne : traitement du demandeur principal, traitement du conjoint, traitement de chaque enfant à charge, droit de résidence permanente par adulte, biométrie. Le sous-total s’affiche en dollars et en francs, côte à côte.
Quatrième encadré, ce qui se paie ici : la visite médicale à l’OIM. Elle n’est pas à deviner. Elle est calculée personne par personne depuis la grille par âge, et le détail montre l’opération — tant de fois le tarif des 15 ans et plus, tant de fois celui d’un enfant. L’OIM révise cette grille chaque mois, et c’est pour cela que la page affiche le mois auquel elle se réfère.
Tout en haut, une bande garde le total sous les yeux : le budget à prévoir en francs, son équivalent approximatif en dollars, et le nombre de personnes couvertes.
Ce qui n’est pas dedans, et qu’il faut prévoir à côté
Le calculateur s’en tient à ce qui a un tarif officiel et connu d’avance. Le reste varie trop d’un cas à l’autre pour qu’on vous donne un chiffre : le test de langue selon le centre, l’équivalence de diplômes selon l’organisme, les traductions selon le volume, le certificat de police, les photos et les déplacements. Notez-les sur une feuille à côté, avec les montants qu’on vous aura annoncés à vous.
Le billet d’avion et l’installation au Canada ne sont pas comptés non plus. Ils arrivent après, et ils se préparent autrement.
La preuve de fonds : à posséder, pas à dépenser
C’est le contresens le plus coûteux, et il fait abandonner des dossiers. La preuve de fonds n’est pas une dépense. C’est une somme que vous devez avoir en banque, disponible et à vous, pour montrer que vous pouvez vous installer. Elle ne sert pas à payer les frais : elle s’ajoute par-dessus. Un prêt consenti par un tiers n’est pas accepté.
Voilà pourquoi elle n’entre dans aucun total du calculateur — l’y mettre reviendrait à la compter comme une dépense. Elle a sa place juste à côté, dans l’onglet du barème, avec le montant exigé selon la taille de la famille : /check-list.html#bareme
Deux réflexes avant de fermer la page
Imprimez. Le bouton « Imprimer mon budget » sort une feuille propre et datée, que vous pouvez poser devant votre famille. C’est souvent là, autour de cette feuille, que se décide le financement.
Et refaites le calcul le jour où vous payez. Le calculateur ne retient rien : chaque ouverture repart du cours du jour et d’une page vierge. C’est voulu. Un budget bâti sur le taux d’il y a trois mois ne vous servira pas au guichet.
Rien de ce que vous tapez ne quitte votre appareil : tout est calculé dans le navigateur. Et cette estimation vous aide à vous organiser sans remplacer les barèmes officiels d’IRCC, que vous vérifierez avant de payer.
L’outil : /check-list.html#couts