Cohérence du dossier : confronter vos chiffres avant qu’un agent d’IRCC ne le fasse
Les refus tombent souvent sur une incohérence que le candidat n’a jamais vue. Un salaire annoncé dans une lettre que les bulletins ne montrent pas. Des fonds apparus d’un coup, deux semaines avant le dépôt. L’agent, lui, la voit tout de suite : son métier consiste à lire les pièces les unes contre les autres.
L’outil de cohérence fait le même travail, mais avant. Il est ici : /check-list.html#coherence . Vos chiffres ne quittent jamais votre appareil : rien n’est envoyé, rien n’est enregistré, tout le calcul se fait dans votre navigateur.
Première partie : la preuve de fonds
Vous indiquez à combien de personnes vous partez, vous compris, avec le conjoint et les enfants qui vous accompagnent. Vous choisissez la devise de vos montants, FCFA ou dollars canadiens. Ce choix n’est pas un détail : sans lui, l’outil ne peut pas savoir si 9 500 000 veut dire des francs ou des dollars, et son verdict serait faux. Il refuse donc de trancher tant que vous ne l’avez pas fait.
Vous entrez ensuite deux montants. Le solde actuel de vos comptes, c’est-à-dire le total de ce qui est disponible et vous appartient. Puis le solde le plus bas de vos six derniers relevés. Ce second chiffre est le vrai sujet : IRCC ne demande pas un montant, il demande vos relevés des six derniers mois et il en lit l’historique.
L’outil compare alors le mois le plus faible au solde d’aujourd’hui. Si ce creux ne représente que la moitié de ce que vous affichez, il vous le dit sans détour : l’argent est arrivé récemment, et c’est le premier motif de refus sur la preuve de fonds. Un agent en conclura à un prêt, ou à l’argent de quelqu’un d’autre. Le remède n’est pas de cacher l’apport, mais de préparer la preuve de son origine : l’acte de vente du bien, le document d’héritage, les relevés de l’autre compte à vous d’où vient l’épargne. Si le creux se situe entre 60 et 85 pour cent du solde, l’outil parle d’un point à surveiller plutôt que d’une alerte. Au-dessus, il vous confirme que l’argent est en place depuis plusieurs mois, ce qui est exactement ce qu’IRCC veut voir.
Vient enfin une liste de cases sur la lettre de votre banque : le papier à en-tête avec les coordonnées, votre nom tel qu’il figure sur le passeport, le numéro de chaque compte et sa date d’ouverture, le solde actuel, la moyenne des six derniers mois pour chaque compte, et vos dettes en cours. Toute case laissée vide remonte dans le verdict, parce qu’il s’agit d’éléments qu’IRCC exige de cette lettre.
Deuxième partie : les bulletins face à la lettre d’emploi
C’est le recoupement classique. Vous saisissez le salaire mensuel qui figure sur vos bulletins et le salaire annuel annoncé dans votre lettre d’emploi, en comparant le même type de montant, net avec net, brut avec brut. L’outil multiplie par douze et confronte.
Il vous demande aussi combien de bulletins vous avez et combien de mois d’emploi vous déclarez. Si vous déclarez trente mois et fournissez vingt bulletins, il vous dit combien il en manque sur la période. Puis il compare le nom de l’employeur écrit sur la lettre et celui écrit sur les bulletins. Une abréviation d’un côté, la raison sociale complète de l’autre, et un agent peut croire à deux employeurs différents. Faites-le écrire à l’identique sur les deux pièces.
Lire le verdict
Le résultat se met à jour à chaque chiffre saisi, sans bouton à presser. Ou bien il annonce que vos pièces se tiennent, avec le détail de ce qui va bien. Ou bien il liste les points à régler avant de déposer, chacun avec son titre et l’explication de ce que l’agent en conclura. Un bouton ouvre WhatsApp avec ces points déjà écrits dans le message, pour ne pas avoir à les résumer soi-même.
Soyez clair sur ce que l’outil est. Il compare ce que vous saisissez, vous. Il ne lit pas vos documents et ne les remplace pas : il montre les écarts qu’un agent verrait. Pour faire examiner la lettre d’emploi elle-même, il existe un vérificateur de lettre dans le même espace.
Et même quand tout se tient sur le papier, un dossier peut encore buter sur un détail que ce contrôle ne voit pas : une date qui ne colle pas avec votre CV, un intitulé de poste qui ne correspond pas à votre code CNP. Une relecture avant dépôt coûte toujours moins cher qu’un refus. Passez vos chiffres au contrôle ici : /check-list.html#coherence